Un genre viral de publications sur les réseaux sociaux apprend aux internautes à se passer de leur thérapeute, professeur particulier, coach sportif, coach personnel, nutritionniste, conseiller financier ou consultant en productivité — et à les remplacer par un chatbot.
Sur X et Threads, les publications promettant « un prompt pour remplacer votre professeur d’anglais » ou « un coach IA gratuit plus efficace qu’une séance à 200 dollars » sont devenues familières dans la culture de l’IA en ligne. La promesse est simple : copiez ce prompt, collez-le dans un outil d’IA et cessez de payer pour obtenir de l’aide.
L’idée trouve un écho parce qu’elle s’inscrit dans une réalité plus large. L’expertise professionnelle est devenue de plus en plus coûteuse, tandis que l’IA est devenue presque sans friction. Prendre rendez-vous, attendre une disponibilité, payer à l’heure et s’orienter parmi des services spécialisés peut sembler lourd. Un chatbot, à l’inverse, répond instantanément, coûte peu ou rien et reste disponible à toute heure.
Une nouvelle étude de Use.AI suggère que le message porte ses fruits. Selon une récente enquête de Use.AI menée auprès de 5 000 adultes aux États-Unis, en Europe et en Amérique latine, 67 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA comme substitut à au moins un service professionnel payant au cours des six derniers mois.
Ce changement traduit davantage qu’un simple enthousiasme pour une nouvelle technologie. Il révèle une demande croissante pour des conseils d’apparence professionnelle à des prix propres à l’internet grand public. Pour de nombreux utilisateurs, l’IA ne remplace pas des services auxquels ils avaient régulièrement recours. Elle remplace des services qu’ils estimaient ne plus pouvoir justifier financièrement.
Le coût est apparu comme le facteur le plus déterminant. Parmi les répondants ayant utilisé l’IA à la place d’un professionnel rémunéré, 74 % ont cité l’accessibilité financière comme l’une de leurs principales raisons. Ce résultat suggère que de nombreux utilisateurs ne rejettent pas l’expertise humaine parce qu’ils jugent l’IA supérieure. Ils se tournent vers l’IA parce que l’alternative humaine leur semble trop chère, trop lente ou trop difficile d’accès.
L’éducation est le domaine où le changement paraît le plus visible. 52 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA à la place d’un enseignant, d’un professeur particulier ou d’un formateur linguistique, notamment pour apprendre l’anglais, préparer des examens, obtenir des corrections écrites et pratiquer la conversation. Dans ce contexte, l’attrait est évident. L’IA ne facture pas à l’heure, ne s’impatiente pas et peut répéter indéfiniment la même explication.
Le coaching et les conseils de carrière sont eux aussi absorbés par la culture du prompt. 46 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA à la place d’un coach de carrière, d’un consultant en productivité ou d’un conseiller en développement personnel. Les utilisateurs ont indiqué demander à l’IA de réécrire des CV, de les préparer à des entretiens, de planifier des négociations salariales, de rédiger des messages professionnels délicats et d’évaluer des décisions importantes de carrière.
Le phénomène s’étend à des domaines autrefois considérés comme profondément personnels. 39 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA à la place d’un nutritionniste, d’un coach sportif ou d’un spécialiste du bien-être. Beaucoup ont expliqué utiliser l’IA pour élaborer des plans alimentaires, créer des programmes d’entraînement, comprendre l’épuisement professionnel ou démêler des informations de santé contradictoires trouvées en ligne. Ces tâches peuvent sembler ordinaires, mais la frontière entre orientation générale et conseil personnalisé est souvent difficile à tracer.
La santé mentale et le soutien émotionnel représentent la partie la plus sensible de cette tendance. 34 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA pour gérer l’anxiété, les conflits relationnels, l’épuisement, le deuil ou une détresse personnelle au lieu de parler à un thérapeute, à un conseiller ou à une personne de confiance. Pour certains, l’IA offre de la confidentialité et réduit la gêne. Pour d’autres, elle devient le substitut d’un soutien qu’ils ne peuvent pas payer ou qu’ils ne savent pas comment chercher.
La popularité croissante de ces outils modifie les attentes à l’égard de l’expertise elle-même. Un conseil qui nécessitait autrefois des rendez-vous, des références professionnelles et une supervision peut désormais être généré en quelques secondes. Il en résulte une nouvelle perception : l’expertise semble pouvoir être invoquée à la demande, plutôt qu’obtenue auprès d’institutions et de spécialistes.
Le problème n’est pas que les gens demandent de l’aide à l’IA. Le problème tient à la promesse selon laquelle l’expertise pourrait être comprimée dans un prompt. Des instructions demandant à un chatbot « d’agir comme mon thérapeute », « d’être mon nutritionniste » ou de « remplacer mon coach de carrière » transforment le jugement professionnel en modèle. Elles créent l’impression d’une expertise personnalisée, même lorsque des éléments essentiels du contexte peuvent manquer.
Cette faille apparaît clairement dans les résultats de l’enquête. 63 % des répondants ont déclaré comprendre que les outils d’IA peuvent se tromper, mais seulement 28 % ont indiqué vérifier régulièrement les conseils générés par l’IA avant d’agir. Les utilisateurs savent que l’IA peut se tromper. Beaucoup continuent pourtant de traiter des réponses fluides et assurées comme suffisamment fiables.
C’est là que l’économie devient plus complexe. Une mauvaise réponse d’un tuteur linguistique basé sur l’IA peut coûter quelques heures d’étude. Un programme sportif inadapté, une recommandation alimentaire médiocre, une explication financière erronée ou une réponse émotionnellement convaincante au cours d’une crise personnelle peuvent avoir des conséquences plus graves. Plus la question devient intime, plus il peut être difficile pour les utilisateurs de reconnaître qu’une réponse exige une supervision humaine.
L’économie virale du prompt prospère parce qu’elle supprime les frictions. Les utilisateurs n’ont pas besoin de réserver une séance, de s’expliquer devant un inconnu, de divulguer des informations sensibles ou de payer des honoraires. Pourtant, une partie de cette friction existe pour une raison. Les systèmes professionnels peuvent apporter responsabilité, contexte, normes et capacité à reconnaître lorsqu’une situation dépasse les limites d’une réponse simple.
Pris ensemble, les résultats suggèrent que la classe professionnelle n’est pas remplacée par l’IA d’un seul coup. L’expertise est plutôt décomposée en tâches individuelles qui peuvent être exécutées, ou sembler l’être, par un logiciel. La question la plus importante n’est peut-être plus de savoir si les gens utiliseront l’IA pour obtenir des conseils. Ils le font déjà. La question est de savoir si les consommateurs continueront à distinguer une information qui sonne professionnellement d’une expertise qui l’est réellement.
À propos de Use.AI :
Use.AI est un assistant IA universel conçu pour offrir un accès instantané aux modèles de langage les plus avancés au monde, notamment ChatGPT, Claude, Gemini, DeepSeek et d’autres, le tout dans une seule interface. Il accompagne la résolution de problèmes personnels, professionnels et créatifs grâce à un design épuré et minimaliste, avec saisie vocale, image et fichiers, permettant aux utilisateurs de déléguer des tâches cognitives, de planifier, d’apprendre et de communiquer plus efficacement. Fondée en 2025, Use.AI vise à rendre l’assistance alimentée par l’IA accessible et pratique dans la vie quotidienne.
Contact presse :
Alex Samuels
PR Manager
Use.AI
pr@use.ai
L’idée trouve un écho parce qu’elle s’inscrit dans une réalité plus large. L’expertise professionnelle est devenue de plus en plus coûteuse, tandis que l’IA est devenue presque sans friction. Prendre rendez-vous, attendre une disponibilité, payer à l’heure et s’orienter parmi des services spécialisés peut sembler lourd. Un chatbot, à l’inverse, répond instantanément, coûte peu ou rien et reste disponible à toute heure.
Une nouvelle étude de Use.AI suggère que le message porte ses fruits. Selon une récente enquête de Use.AI menée auprès de 5 000 adultes aux États-Unis, en Europe et en Amérique latine, 67 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA comme substitut à au moins un service professionnel payant au cours des six derniers mois.
Ce changement traduit davantage qu’un simple enthousiasme pour une nouvelle technologie. Il révèle une demande croissante pour des conseils d’apparence professionnelle à des prix propres à l’internet grand public. Pour de nombreux utilisateurs, l’IA ne remplace pas des services auxquels ils avaient régulièrement recours. Elle remplace des services qu’ils estimaient ne plus pouvoir justifier financièrement.
Le coût est apparu comme le facteur le plus déterminant. Parmi les répondants ayant utilisé l’IA à la place d’un professionnel rémunéré, 74 % ont cité l’accessibilité financière comme l’une de leurs principales raisons. Ce résultat suggère que de nombreux utilisateurs ne rejettent pas l’expertise humaine parce qu’ils jugent l’IA supérieure. Ils se tournent vers l’IA parce que l’alternative humaine leur semble trop chère, trop lente ou trop difficile d’accès.
L’éducation est le domaine où le changement paraît le plus visible. 52 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA à la place d’un enseignant, d’un professeur particulier ou d’un formateur linguistique, notamment pour apprendre l’anglais, préparer des examens, obtenir des corrections écrites et pratiquer la conversation. Dans ce contexte, l’attrait est évident. L’IA ne facture pas à l’heure, ne s’impatiente pas et peut répéter indéfiniment la même explication.
Le coaching et les conseils de carrière sont eux aussi absorbés par la culture du prompt. 46 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA à la place d’un coach de carrière, d’un consultant en productivité ou d’un conseiller en développement personnel. Les utilisateurs ont indiqué demander à l’IA de réécrire des CV, de les préparer à des entretiens, de planifier des négociations salariales, de rédiger des messages professionnels délicats et d’évaluer des décisions importantes de carrière.
Le phénomène s’étend à des domaines autrefois considérés comme profondément personnels. 39 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA à la place d’un nutritionniste, d’un coach sportif ou d’un spécialiste du bien-être. Beaucoup ont expliqué utiliser l’IA pour élaborer des plans alimentaires, créer des programmes d’entraînement, comprendre l’épuisement professionnel ou démêler des informations de santé contradictoires trouvées en ligne. Ces tâches peuvent sembler ordinaires, mais la frontière entre orientation générale et conseil personnalisé est souvent difficile à tracer.
La santé mentale et le soutien émotionnel représentent la partie la plus sensible de cette tendance. 34 % des répondants ont déclaré avoir utilisé l’IA pour gérer l’anxiété, les conflits relationnels, l’épuisement, le deuil ou une détresse personnelle au lieu de parler à un thérapeute, à un conseiller ou à une personne de confiance. Pour certains, l’IA offre de la confidentialité et réduit la gêne. Pour d’autres, elle devient le substitut d’un soutien qu’ils ne peuvent pas payer ou qu’ils ne savent pas comment chercher.
La popularité croissante de ces outils modifie les attentes à l’égard de l’expertise elle-même. Un conseil qui nécessitait autrefois des rendez-vous, des références professionnelles et une supervision peut désormais être généré en quelques secondes. Il en résulte une nouvelle perception : l’expertise semble pouvoir être invoquée à la demande, plutôt qu’obtenue auprès d’institutions et de spécialistes.
Le problème n’est pas que les gens demandent de l’aide à l’IA. Le problème tient à la promesse selon laquelle l’expertise pourrait être comprimée dans un prompt. Des instructions demandant à un chatbot « d’agir comme mon thérapeute », « d’être mon nutritionniste » ou de « remplacer mon coach de carrière » transforment le jugement professionnel en modèle. Elles créent l’impression d’une expertise personnalisée, même lorsque des éléments essentiels du contexte peuvent manquer.
Cette faille apparaît clairement dans les résultats de l’enquête. 63 % des répondants ont déclaré comprendre que les outils d’IA peuvent se tromper, mais seulement 28 % ont indiqué vérifier régulièrement les conseils générés par l’IA avant d’agir. Les utilisateurs savent que l’IA peut se tromper. Beaucoup continuent pourtant de traiter des réponses fluides et assurées comme suffisamment fiables.
C’est là que l’économie devient plus complexe. Une mauvaise réponse d’un tuteur linguistique basé sur l’IA peut coûter quelques heures d’étude. Un programme sportif inadapté, une recommandation alimentaire médiocre, une explication financière erronée ou une réponse émotionnellement convaincante au cours d’une crise personnelle peuvent avoir des conséquences plus graves. Plus la question devient intime, plus il peut être difficile pour les utilisateurs de reconnaître qu’une réponse exige une supervision humaine.
L’économie virale du prompt prospère parce qu’elle supprime les frictions. Les utilisateurs n’ont pas besoin de réserver une séance, de s’expliquer devant un inconnu, de divulguer des informations sensibles ou de payer des honoraires. Pourtant, une partie de cette friction existe pour une raison. Les systèmes professionnels peuvent apporter responsabilité, contexte, normes et capacité à reconnaître lorsqu’une situation dépasse les limites d’une réponse simple.
Pris ensemble, les résultats suggèrent que la classe professionnelle n’est pas remplacée par l’IA d’un seul coup. L’expertise est plutôt décomposée en tâches individuelles qui peuvent être exécutées, ou sembler l’être, par un logiciel. La question la plus importante n’est peut-être plus de savoir si les gens utiliseront l’IA pour obtenir des conseils. Ils le font déjà. La question est de savoir si les consommateurs continueront à distinguer une information qui sonne professionnellement d’une expertise qui l’est réellement.
À propos de Use.AI :
Use.AI est un assistant IA universel conçu pour offrir un accès instantané aux modèles de langage les plus avancés au monde, notamment ChatGPT, Claude, Gemini, DeepSeek et d’autres, le tout dans une seule interface. Il accompagne la résolution de problèmes personnels, professionnels et créatifs grâce à un design épuré et minimaliste, avec saisie vocale, image et fichiers, permettant aux utilisateurs de déléguer des tâches cognitives, de planifier, d’apprendre et de communiquer plus efficacement. Fondée en 2025, Use.AI vise à rendre l’assistance alimentée par l’IA accessible et pratique dans la vie quotidienne.
Contact presse :
Alex Samuels
PR Manager
Use.AI
pr@use.ai